International e-sailing team
Since 2013
À propos
Equipe de voile virtuelle depuis 2013, nous navigons sur Virtual Regatta!
Nous sommes soutenus par The Sea Cleaners Swiss et nous les supportons aussi bien entendu! Vous aussi, protégez les océans et agissez pour la planete.
Association loi 1901
Extaz Sea est une Association loi 1901. Nous promouvons la voile au travers des jeux notamment.
Nous recrutons!
e-sailors, cuistos, pirates, developpeurs, designers... Si tu possèdes une piscine et des 🦩 gonflables, tu es le bienvenu! 👉📧
Plus de 70 membres
Notre équipe dénombre plus de 70 membres aux profils et implications variés.
#4 au classement VSR de Virtual Regatta
Après avoir été 1er, dans notre infinie bienveillance, nous laissons un peu la place aux autres.
Réalisations
Nos héros

Transatlantic Sprint 2026 – Chronique d’un sprint… de 3000 milles
2026-02-22
Départ : 10/02/2026 – 10:00
Arrivée : 22/02/2026
Distance : 3000 milles (soit un “sprint” selon Virtual Regatta)
Soyons honnêtes : la Transatlantic Sprint 2026 n’était pas exactement le Graal de la team EZ. Trop long pour un Figaro qui préfère les runs nerveux, trop contraint avec cette bouée aux Açores qui transforme la créativité stratégique en exercice surveillé. Mais bon… qui dit départ dit débats. Et chez les EZs, les débats sont un sport à part entière.
🌊 Acte I – La grande querelle de la morue
Avant le départ, deux écoles s’affrontaient :
- Option Nord : cap sur Saint-Pierre, à la poursuite de la morue de Terre-Neuve (et des vents plus stables).
- Option Sud : descente stratégique pour surfer sur les vents portants avant de remonter vers la bouée des Açores.
Tous les runs GFS jusqu’à la veille donnaient un léger avantage au Nord. Puis arrive le GFS 00Z du 10/02. Panique à bord. Il nous envoie tous au Sud. Tous comme un seul Figaro. Erreur grossière !
Personne (absolument personne) n’a pris la peine de regarder l’ECMWF. Un seul concurrent suivi a maintenu la route Nord : Pakebo61.
Nous le saluons. Nous l’avons vu passer. Nous ne l’avons jamais revu.
🌦️ Acte II – Le retour de bâton météorologique
Dès le 11/02, le GFS commence à se recaler sagement sur l’ECMWF. Traduction : on s’est plantés ! Il ne nous restait plus qu’à espérer un improbable retournement météo à l’approche des Açores. Un petit coup de Trafalgar atmosphérique. Rien... Snif.
💪 Acte III – Résilience et bidouilles fines
La seconde moitié de course a révélé le vrai ADN EZ : la ténacité obsessionnelle.
Au programme :
- activation frénétique des modèles ensemblistes (majorité de routes Nord, comme par hasard).
- lissage millimétré des trajectoires.
- exploitation chirurgicale de chaque pic de polaire.
- surf assumé sur les nouveaux bugs introduits dans la gestion des voiles manuelles (merci la mise à jour).
On a tout gratté. Chaque dixième de nœud. Chaque micro-erreur adverse. Bref, on a limité les dégâts avec élégance.
🏆 Le final sous le pont de l’île de Ré
Pascal (Mohan) devance son coach M63 de quelques secondes sous le pont de l’île de Ré. La hiérarchie est respectée. Ou renversée. C’est selon. Sandro (Tabarkino) arrive quelques minutes plus tard, fidèle à la route Nord.
Une arrivée serrée, propre, presque académique. Comme si la météo voulait se faire pardonner.
📊 Bilan
🥉 4ᵉ place au HOF ;
🚤 7 bateaux dans le top 100 ;
👥 Mais team incomplète.
Pas si mal pour une course qu’on n’avait pas cochée en rouge dans le calendrier.
Morale de l’histoire
- Toujours regarder l’ECMWF.
- Ne jamais enterrer un Nordiste trop tôt.
- Un sprint de 3000 milles reste un marathon mental.
- Chez les EZs, même quand on se trompe… on se trompe collectivement et avec panache.
Rendez-vous à la prochaine course. Et cette fois, promis, on ouvre deux modèles météo avant de cliquer sur "Valider la route". 🌬️⛵

Corsican Loop 2025 - un tour d’horizon complet des options payantes
2026-02-07
La Corsican Loop s’est déroulée conformément aux prévisions : un tour de Corse, quelques contournements créatifs, beaucoup de crédits évaporés et une solide démonstration de navigation… essentiellement tarifée.
Côté team EZ l’engagement fut mesuré, la motivation fluctuante et la performance globalement conforme à la stratégie annoncée : faire avec ce qu’on n’a pas payé.
🏆 Podium EZ (toutes catégories confondues, y compris patience et abnégation) :
- Serge, brillant 7ᵉ, qui a visiblement trouvé la bonne combinaison entre vent réel et options imaginaires ;
- Christophe, honorable 41ᵉ, fidèle à une trajectoire aussi propre que raisonnable ;
- Pascal, valeureux 110ᵉ, pour qui l’important était surtout de finir… sans passer à la caisse.
Au classement collectif, la team EZ décroche une modeste mais digne 9ᵉ place au HOF confirmant une fois de plus sa spécialité : être présents, visibles, et toujours un peu à contre-courant du modèle économique.
Conclusion : chez EZ, le vent est gratuit, l’ironie aussi. 🌬️😌

Charte officielle de la Vigie EZ
2026-02-06
⚓ RÈGLEMENT INTÉRIEUR DE LA DIRECTION GÉNÉRALE DE LA VIGIE EZ ⚓
Administration météoro-nautique indépendante, provisoire et convaincue de son importance
Vu :
- la Méditerranée en février,
- les modèles météo qui changent d’avis plus vite que le vent,
- les records ratés “à pas grand-chose”,
Considérant que :
- tout coup de vent non observé est réputé inexistant,
- toute fenêtre manquée est toujours évidente après coup,
- toute organisation sérieuse nécessite un règlement inutilement long,
Il est arrêté ce qui suit :
Article 1 – De la création de l’Administration
Il est créé une entité dénommée : Direction Générale de la Vigie EZ (DGV-EZ) chargée de surveiller la météo, d’en parler beaucoup, et de décider trop tard… sauf exception.
Article 2 – Du personnel
Sont réputés agents de la DGV-EZ : tous les membres de la team EZ, qu’ils le sachent ou non, qu’ils soient volontaires ou simplement connectés. Aucune fiche de poste n’existe, afin de préserver la flexibilité totale et le flou organisationnel.
Article 3 – Des horaires de service
La Vigie EZ est assurée : de jour, de nuit, pendant les repas, et surtout quand “personne ne regardait”. Toute absence constatée lors d’un coup de vent sera requalifiée en défaillance collective.
Article 4 – Des missions opérationnelles
Les agents sont chargés de : ouvrir les modèles météo, soupçonner les runs, comparer ce qui ne compare pas, annoncer des phrases réglementaires telles que : “Là, y’a peut-être un truc”, “Attention, ça bouge”, “Si ça passe, faut être prêts”. Toute phrase commençant par “Je ne veux pas alerter pour rien mais…” constitue une alerte officielle.
Article 5 – De la procédure d’alerte
Toute alerte doit être transmise : immédiatement, sans validation hiérarchique, sans certitude scientifique, avec au minimum un emoji 🌬️⚠️🔥.
Le délai maximal entre la détection et l’alerte est fixé à : avant que le run suivant ne contredise tout.
Article 6 – De la responsabilité
Aucune responsabilité individuelle ne peut être engagée : si le coup de vent disparaît, si le run change, si “VR a encore lissé un truc”. La responsabilité est automatiquement transférée à : la météo, la plateforme ou “le timing”.
Article 7 – De l’évaluation a posteriori
Après chaque tentative de record : les bonnes alertes seront qualifiées de visionnaires, les mauvaises de prudentes, les alertes absentes de logiquement impossibles à voir. Toute phrase “on aurait dû…” est strictement interdite avant J+3.
Article 8 – De la devise administrative
La devise officielle de la DGV-EZ est arrêtée comme suit : “En cas de doute, alerter. En cas d’erreur, nier.”
Article 9 – Dispositions finales
Le présent règlement : s’applique immédiatement, sans vote, sans lecture complète, et restera en vigueur jusqu’au prochain coup de vent raté.
Toute personne ayant pris connaissance de ce règlement est réputée : Vigie EZ, d’astreinte, responsable collectivement et convaincue que le record était faisable.

Intertropical Challenge 2026 - compte rendu très officieux, très salé, et totalement assumé
2026-02-05
Avant la course : la grande hésitation existentielle
Avant même le départ, le ton est donné : le Sud fait de l’œil aux ensembles, le Nord chuchote des promesses aux routeurs, et les skippers, eux, perdent leur latin… et parfois leur grec. Le GFS montre du vent le long de l’Afrique, le Pot-au-Noir est plus bas que la motivation du lundi matin. Bref : Nord ou Sud ? Réponse officielle : Nord. Réponse réelle : on verra bien.
Mercredi 28 janvier – Départ : l’optimisme réglementaire
20 EZ sur la ligne de départ, une course prioritaire, et un Chamiral déjà satisfait avant même le premier empannage. Les Sudistes sortent rapidement du bois, TWA bien calé entre 56 et 59°, pendant que le classement EZ – toujours aussi impartial – favorise ceux qui sont objectivement plus près de l’arrivée (donc les Sudistes). Rien d’anormal, tout va bien, c’est parfaitement injuste comme d’habitude.
Samedi 31 janvier – Trois jours plus tard : chacun sa galère
Au Sud, trois EZ fidèles à leur option. Au Nord, ceux qui ont su faire un petit crochet malin (ou rater un CB avec talent) se retrouvent sur le podium EZ. La team est en 83ème position… histoire de rappeler que l’humilité est une vertu.
Lundi 2 février – Le rêve éveillé
Cinquième jour de course, et là… ✨ La magie ✨ Trois EZ dans le top 5, les deux premières places mondiales, le reste de la team bien groupé, une jolie chenille au large de la Guinée-Bissau et une confiance retrouvée. La team EZ est première. On sourit, on savoure, on se dit que quand même, le talent… Erreur classique n°1. À ce moment précis, tout skipper expérimenté sait ce qui arrive ensuite...
Mardi 3 février – La MAJ GFS du démon
La mise à jour du matin arrive. Fab avait prévenu. Fab n’aurait pas dû. Pendant que certains découvrent une bulle de vent providentielle le long des côtes africaines, d’autres découvrent… 1 nœud de vent, ce qui est une découverte intéressante mais peu exploitable. Résultat : changement de leader, chute au classement team et un moral qui prend un petit coup de houle. Heureusement, le Chatmiral sort la sagesse du large, version Kipling marin, pour rappeler que non, ce n’était pas une erreur, juste un magnifique alignement cosmique défavorable. Ça rassure. Un peu.
Pourquoi les premiers n’ont rien vu ? Selon des sources très bien informées (le Chatmiral), seuls les bateaux du deuxième rideau pouvaient visualiser l’apparition de la bulle salvatrice. Conclusion officielle : il fallait être moins bien placé pour être mieux informé.
Mercredi 4 février – La remontada contrôlée
Plus qu’une quinzaine d’heures. Le long de la côte africaine, c’est désormais la queue-leu-leu, pendant que certains tentent audacieusement de couper le fromage (respect éternel). Une petite aile de mouette nocturne fait le job : Serge et Maurice montent sur le podium EZ derrière Pascal. La team revient à la 3e place du HoF, avec 4 points d’avance sur ses poursuivants. Autant dire : rien.
Jeudi 5 février – Arrivée : champagne tiède et souvenirs amers
Bravo au podium EZ :
🥇 Pascal
🥈 Serge
🥉 Maurice
Mention spéciale aux héros de la route Sud, magnifiques pendant des jours, stoppés net par une bulle sans vent parfaitement positionnée pour ruiner une belle histoire.
Au final :
- un podium HOF,
- un goût amer bien connu,
- et cette phrase qui résume tout : c’est le jeu, ma pov Simone.
Une course intense, cruelle, brillante par moments, injuste souvent, mais parfaitement fidèle à l’esprit de la voile virtuelle. Bravo à tous les EZ pour l’engagement, les options assumées, et la solidarité jusqu’au bout.
On range les routeurs, on digère la MAJ… et on se retrouve sur la prochaine évidemment 😏⛵

Corsican Loop : course non prioritaire (mais moustache autorisée)
2026-02-04
Chers EZs,
Après analyse approfondie, concertation intense et dégustation virtuelle de brocciu, la Corsican Loop perd officiellement son statut de course prioritaire au sein de la team EZ.
La raison est simple (et un peu cruelle) : trop peu d’EZs seront au départ de ces deux jours de navigation autour de l’Île de Beauté.
Cette décision s’explique notamment par :
- une participation Full Pack trop confidentielle pour faire vibrer le thermomètre EZ ;
- la récente modification des conditions d’utilisation des voiles automatiques par VR (on a cherché le mode d’emploi, il a disparu dans le maquis) ;
- et les joyeusetés techniques introduites sur l’interface dès qu’on ose désactiver ces fameuses voiles (clic, bug, rage quit).
Initialement, cette course se prêtait parfaitement à une participation en AO, avec juste le strict nécessaire financé en crédits.
👉 Ce n’est malheureusement plus le cas aujourd’hui.
👉 Mais attention : si malgré tout, l’appel de la Méditerranée est plus fort que la raison, si vous souhaitez arborer fièrement une tête de Maure sur votre Figaro, vous pouvez bien sûr vous inscrire en PDD pur et dur, à l’ancienne, sans filet.
Et comme le dit la sagesse EZ : "Ce qui n’enrichit pas VR nous rend plus forts."
Bons vents (ailleurs),
EZement vôtre
Maurice

Globe40 – Étape 4 : la revanche du couloir de bowling
2026-01-23
Après 22 jours de combats épiques contre l’Océan Pacifique et probablement contre quelques cafetières capricieuses, nos skippers ont enfin jeté l’ancre à Valparaiso. Une longue traversée qui aura fait suer plus de claviers que de vraies voiles !
Cette étape restera dans les annales pour sa ZEA ultra haute qui a transformé le Pacifique en couloir de bowling : impossible de slalomer, chaque route alternative étant soigneusement verrouillée. Résultat ? Un finish digne d’un sprint de fourmis : 9 minutes d’écart entre le premier et le 50ème. Autant dire que si vous avez cligné des yeux, vous avez manqué la moitié du podium.
Malgré un effectif réduit, la team EZ s’accroche au podium comme un moussaillon à sa bouée : 3ème derrière les PVEs, véritables machines de guerre (qui placent trois joueurs sur le podium sans même transpirer, respect), et des INCs, toujours à portée de gaffes… euh, de main. Seule consolation pour nous : on a écrasé les BSPs de 300 points, un peu comme un homard sous le pied d’un géant… mais plus sympa quand même.
👏 Bravo aux héros du podium : EdY, Pakebo61 et Kah-Yu. Ils ont navigué comme des légendes marines. On se demande encore s’ils ont des voiles ou des ailes… Impressionnant, matelots, vraiment impressionnant !
Mais toute la team a brillé à sa façon :
- Bruno (alias Gwended56) a prouvé qu’un Breton têtu peut presque faire plier la gravité : 6ème !
- Michel (Essor50) : 10ème et toujours capable de sourire en se faisant doubler par un kayakiste fantôme.
- Jean-François (Ven2Bou) : 25ème, qui a réussi l’exploit de rester positif même quand le vent lui a dit « non ».
Le coach, quant à lui, a particulièrement apprécié le bon esprit et le soutien mutuel sur le Discord de la team. Comme l'a rappelé l'un d'entre-nous : "On aurait tous pu gratter quelques points de-ci de là… chacun a fait sa course. On prend les 10 premiers, et tu es dedans, on compte les points, et c’est tout. C’est ça une Équipe !"
En résumé : une course marathon dans la bonne humeur où chaque skipper a mis du cœur, des doigts et parfois des insultes polies aux vents contraires. On se retrouve tous sur la prochaine étape… et on promet de ne pas faire la sieste au moment du finish !

CR (très légèrement objectif) de la RORC Transat 2026 en Offshore Racer
2026-01-22
par Thierry – alias fitrops-EZ
Départ de Lanzarote. Première difficulté : descendre l’île à tribord.
Une manœuvre d’une complexité extrême, puisque le gros de la flotte l’a fait.
Tous les autres ont immédiatement compris qu’ils venaient d’inventer une nouvelle catégorie : la transat… plus tard.
La course s’est jouée dans les 3 à 4 premiers jours, là où les stratèges sortent les cerveaux et où les autres sortent les excuses.
Le plan était simple :
👉 soigner la trajectoire ;
👉 garder le bon angle ;
👉 et surtout ne jamais changer de voile (spi léger, encore spi léger, toujours spi léger).
Bref, une course d’endurance… mentale.
À partir du 6ᵉ jour, révélation mystique : le spi lourd. Parti AO sans HG, je me suis dit : “Bon, tant pis, on va prendre ce spi, on verra bien.” Spoiler : il a servi jusqu’à l’arrivée. Comme quoi, parfois, cliquer au hasard ça marche. C’est aussi à partir de ce moment que la course est devenue passionnante. Enfin… passionnante comme un métronome. Il fallait tirer des bords à 145° de TWA, pas 144, pas 146, 145, sinon le bateau boudait.
Côté stratégie avancée, je me suis appliqué à faire tourner nos outils, sans louper une seule mise à jour météo (parce qu’on ne plaisante pas avec des fichiers GRIB). Mes trois routeurs étaient à peu près d’accord – événement suffisamment rare pour être signalé. Résultat : j’ai pu reprendre de l’eau sur les cadors qui ont brièvement douté de leurs choix de vie.
Arrivée à 4 h du matin.
Conclusion évidente : pour garder sa place, il fallait être sur le pont. Koky, lui, a découvert cette règle sur le dernier pixel, à 50 mètres de la ligne. Une leçon de géométrie maritime cruelle mais formatrice.
Conclusion officielle :
👉 9 jours et 14 heures de course ;
👉 aucune option de route ;
👉 une seule compétence requise : être présent aux mises à jour météo des deux derniers jours, sous peine de finir dans une belle série de CBs.
Une transat propre, sérieuse, stratégique… et parfaitement adaptée à ceux qui aiment regarder leur bateau avancer exactement dans la même direction pendant trois jours.

Tro Breizh 2026 en Super Maxi 100
2026-01-22
Compte rendu par Fabrice (juraEZic)
Petit CR de cette course atypique !
C'est peu de dire que le choix par VR du Super Maxi 100 pour cette course côtière a ému tous les voileux du jeu. N'étant pas voileux et aimant les côtières très courte (moins de 18h, dont une nuit), j'équipe mon bateau en AO histoire de faire une course en janvier.
Départ à la VMG sur les foils avec un vent soutenu.
A l'approche du contournement de Jersey, je suis dans le top 15 alors que je n'ai pas les petits accessoires douillets qui font gagner du temps. Pendant ce contournement aux WPs, je m'aperçois qu'ils peuvent être utiles car je perds une demi douzaine de places. J'ai pris une barre en entrée du contournement lors du passage du C0 et un repas à la sortie pour retrouver une stamina à 100%. A ma grande surprise, BP qui menait la course se retrouve derrière moi. J'en profite pour m'équiper en accessoires car je perds encore des places. Au changement de voile suivant, BP revient dans le groupe de tête, sans doute en raison d'une prise de consommable décalée.
La programmation de la nuit a nécessité plus de 15 progs. J'ai dû attendre minuit passé pour pouvoir programmer jusqu'à 5 h le contournement (safe) de Ouessant et la descente vers la pointe du Raz. Le réveil a beuglé pendant 15 bonnes minutes avant que le skipper endormi ne réalise qu'il avait un bateau à remettre sur le droit chemin. Ce retard m'a fait partir un peu au NE du groupe de tête. D'une minute avant la nuit, mon retard est passé à 5 minutes et je ne suis plus que 40ème.
Penmarc'h, Mouton et Groix se passent plus ou moins à la queue-leu-leu.
Après Groix, un CB sera nécessaire pour rejoindre le Sud de Belle-Île. Mes tests indiquent qu'il est préférable de faire le CB proche de Belle Ile. A ce moment-là, Laurent (beausoleil29) et Greg (MaverickK) sont à 0,15 mn. Ils ont fait leur CB plus tôt que le reste de la flotte.
Le contournement de Belle Ile se fera aux WPs. Je regarde rapidement la Maj, pose quelques prog pour assurer au taf et avance ma pause déjeuner pour rentrer poser mes WP chez moi.
Manque de bol n°1 : je mets un peu plus de temps que prévu pour rentrer.
Manque de bol n°2 : toutes mes prog ont disparu….
C’est donc à la main que je commence le rase-caillou car il était impossible de poser un WP à 2 ou 3 minutes de mon bateau. Laurent, qui maîtrise sa pose de WPs me passe et je me retrouve 60e.
Après le passage SO de l’ile, je pose quelques WPs pour le passage SE et j’en profite pour faire 2 routages avec notre routeur interne. Evidemment le résultat est complètement différent...
Je passe en VM pour conserver le Stay pendant mon boprd à TWA 121, puis passe en HG et TWA 135, toujours en VM et je pose quelques WPs jusqu’à l’arrivée.
Résultats : BP qui n’arrivait pas à reprendre Phipa gagne sur cette option. Et je reprends 6 places dont la tête des EZ car Laurent est parti sur l’option C0 et revenu sur l’option HG. Ce double changement de voile lui fait perdre la 2e place EZ. Côté gestion de la Stamina, 2 barres et 1 repas pour moi. Ceux qui se sont levés pour le contournement de Ouessant ont dû prendre une barre supplémentaire ce qui leur permettait d’en disposer d’une autre pour le CB après Groix.
Bravo à mes deux compères Greg et Laurent qui m’accompagnent sur le podium et aux EZ présents sur cette course.

Indian Ocean Rise 2026 – Quand l’Océan Indien se lève… et nous avec 😄
2026-01-15
Troisième et dernière étape du défi de l’Océan Indien, l’Indian Ocean Rise 2026 proposait un menu sobre et digeste : Antsiranana → Cochin en Figaro 3, mais au milieu de systèmes météo aussi subtils qu’un labyrinthe sans sortie.
À quelques minutes du départ, surprise : la ligne était presque vide. Peu de joueurs au départ, et côté team EZ, une délégation ultra-light, façon commando discret.
Il faut dire que l’un de nos 4 mousquetaires EZ s’est engagé en pensant naïvement participer à une petite course de moins de 6 jours. Preuve irréfutable qu’il existe encore chez nous des skippers capables de croire, avec une foi touchante, aux estimations fantaisistes de Virtual Regatta. 🙃
Pendant que l’Océan Indien s’amusait à plier les trajectoires comme du papier, le coach suivait avec un grand intérêt les échanges passionnants sur les routages :
- routages d’ensemble sous Dorado ;
- comparaisons avec le routage déterministe ECM ;
- débats techniques dignes d’un colloque météo… mais avec plus de sel.
Un grand merci à JF, qui a une nouvelle fois partagé son expertise et permis à toute la flotte EZ de naviguer un peu moins à l’aveugle (et un peu plus avec des courbes).
🏁 Côté résultats, saluons :
- Pascal (Pascal83 A3V-EZ) – 24ᵉ, solide et précis ;
- Greg (MaverickK-EZ) – 27ᵉ, malgré une panne de réveil à quelques heures de l’arrivée (le réveil, cet ennemi sournois) ;
- JF (Ven2bou) – 39ᵉ, science et constance,
et le 4ᵉ mousquetaire, Pascal (Mohan) – 115ᵉ, performance héroïque avec seulement deux voiles et un pot de polish. Respect éternel. 🫡
🎤 Le mot de la fin du coach : La team EZ tient à rappeler qu’elle recrute
Oui, elle recrute vraiment. Parce que partir à quatre pour affronter l’Océan Indien, ses dorsales capricieuses, ses bulles sans vent et ses nuits blanches, c’est courageux… mais légèrement limite sur le plan psychologique.
Nous recherchons donc :
- des skippers endurants (ou au moins résistants au manque de sommeil) ;
- capables de douter de Virtual Regatta sans pour autant jeter l’ordinateur par la fenêtre ;
- sachant croire à un routage pendant au moins 30 minutes,
- sachant perdre trois places en une heure sans remettre en cause le sens de la vie ;
- sachant ne pas s’inscrire à une course de 12 jours en pensant qu’elle en fait 5.
- et idéalement équipés d’un réveil fonctionnel.
Débutants enthousiastes, vétérans usés, experts du routage, adeptes du pifomètre ou simples amateurs de souffrance virtuelle : vous êtes les bienvenus. La team EZ offre un cadre convivial, une entraide sincère, des analyses météo pointues… et la certitude absolue de vivre des aventures dont on rira beaucoup plus après l’arrivée qu’au moment où ça se passe.
Chez les EZ, vous apprendrez :
- que “ça passe crème” signifie souvent que “ça passait dans le modèle d’hier” ;
- que le réveil est un équipement aussi stratégique qu’un spi ;
- et que finir avec deux voiles et un pot de polish est désormais une référence officielle.
À très vite sur l’eau virtuelle, et bravo à tous pour cette dernière étape menée avec panache ! 🚤✨

🎉 Happy New Year… et Happy Première ! ⛵⭐
2026-01-13
La course virtuelle “Happy New Year” a parfaitement porté son nom : pendant que certains digéraient encore la bûche, Serge (alias MTZ8493-EZ) digérait surtout… la concurrence 😄
Résultat : deuxième étoile au compteur, champagne virtuel sabré, et surtout première victoire d'un membre de la team EZ en 2026 !
Un départ d’année idéal, une trajectoire propre, un timing affûté : Serge a montré la voie pendant que les autres cherchaient encore le bouton “bonne résolution”.
Espérons que cette victoire soit la première d’une longue série, histoire que 2026 devienne officiellement l’année EZ 🚀⛵
Bravo Serge, et attention : maintenant, tout le monde te regarde 👀😏

Christmas Race #03 : vents, cadeaux et détours imprévus
2026-01-11
La Christmas Race #03 a tenu toutes ses promesses, entre stratégies subtiles et joyeux grand n’importe quoi météorologique.
Le groupe Est-Nord Écosse rafle la mise avec panache : pendant que les leaders s’apprêtent à passer Skagen dans moins d’une heure, Nicolas (Speed01-EZ) pointe fièrement dans le top 50, l’air de dire « même le Père Noël n’irait pas plus vite ».
Derrière, le groupe Manche n’a pas démérité et décroche la deuxième place, emmené par Pascal (Pascal83 A3V-EZ), solide et appliqué, comme un réveillon sans indigestion.
Sur la 3ᵉ marche du podium EZ, c’est le rodéo : Gégé et Fab surgissent à plus de 40 nœuds, visiblement pressés d’aller ouvrir les cadeaux, quitte à laisser quelques embruns et neurones derrière eux.
Plus en arrière, Serge (Pirond-EZ) et François (tchoa860-EZ) luttent courageusement contre une dépression collante comme un pull de Noël trop serré.
Enfin, mention spéciale à Patrice (Marius Jacob), en PDD, contraint de faire un grand détour par le nord des Féroé, pendant que Nicolas (R’Mionne76), lui, batifole tranquillement dans les Hébrides, manifestement déjà en mode vacances.
Au final, ce sont 8 skippers de la team EZ qui se retrouvent au pied du sapin, prêts à se partager les cadeaux… et à vérifier discrètement que le voisin n’a pas piqué le plus gros paquet.
Bref : une course de Noël comme on les aime, avec du vent, des détours improbables… et beaucoup de mauvaise foi parfaitement assumée 🎅🌬️

Cap Horizons - Météo et polaire incompréhensible
2026-01-10
Il est des courses où l’on affronte les éléments. D’autres où l’on affronte ses adversaires. Et puis il y a la Cap Horizons où l’on affronte une météo incompréhensible et la polaire d'un bateau mystérieusement zarbifiée par un ingénieur de Virtual Regatta manifestement sous curry fort.
Objectif officiel : rallier Port Louis à Thoothukudi en passant par les Seychelles et les Maldives. Objectif officieux : comprendre pourquoi l'Offshore Racer avance parfois comme un clipper lancé pleine balle… et parfois comme un pédalo crevé tiré par une méduse asthmatique.
👥 Les forces en présence : Quatre EZ. Quatre héros. Quatre volontaires pour un escape game nautique grandeur nature. Autant dire que statistiquement, 50 % du peloton était déjà sûr de finir dernier.
🚀 Le scénario (écrit par un scénariste sous LSD marin)
Très vite, Pascal (Mohan-EZ) prend les commandes. Il survole les débats, trace sa route, maîtrise les vents, dompte la polaire… enfin, il y croit. Pendant des jours, il mène la danse, regarde le reste de la flotte dans son rétroviseur imaginaire et commence même à envisager un discours de victoire. Mais c’était sans compter sur Momo (M63-EZ), discret, silencieux, tapis dans l’ombre comme un ninja maldivien. Pendant que Pascal attaque la ligne avec la sérénité de celui qui a déjà gagné dans sa tête, Momo surgit dans les derniers milles et coiffe Pascal sur le poteau, dans un final digne d’un soap opéra indien : ralenti, musique dramatique, regard caméra.
🥉 Le reste du podium
Derrière ce duel épique, Gégé (Gameuro-EZ) assure la troisième marche du podium avec la régularité d’un métronome… pendant que Michel (SuperZombi-EZ) le suit comme son ombre, au point qu’on se demande encore s’ils n’étaient pas en convoyage groupé. À l’arrivée, les deux compères sont si proches qu’un arbitre a failli demander une photo-finish… avant de renoncer, par peur de réveiller la polaire.
🧠 Conclusion
✔ Aucun EZ n’a réellement trouvé la solution ;
✔ La polaire est toujours aussi incompréhensible ;
✔ Le parcours était magnifique ;
✔ Les nerfs ont été sévèrement entamés ;
✔ La dignité… partiellement préservée.
Mais au final, la Cap Horizons restera dans les annales comme la course où quatre EZ ont courageusement prouvé qu’on pouvait se perdre ensemble, rire de tout, et finir battus par un bateau qui n’en faisait qu’à sa tête.
À la prochaine, avec une polaire lisible… ou au moins un manuel d’exorcisme. ⛵😄
Bonne année 2026
2026-01-06
Bonne année ! 🥳
Toute la team EZ vous souhaite une année riche en émotions et en surprises, riche de victoires et de joies, intense, que ce soit IRL ou à la barre de votre e-boat sur les mers du globe ! 😊👍

Sydney-Hobart 2025
2025-12-30
La Sydney-Hobart 2025 s’achève, et une fois encore, cette course a prouvé qu’elle n’était pas à mettre entre toutes les mains.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, un grand bravo à Olive (Sandokan-EZ), auteur d’un CR digne d’un roman d’aventure maritime… et à Patriste (Marius Jacob-EZ) et Jean-Claude (tigrou26120-EZ) qui complètent le podium EZ.
Départ et premières manœuvres
Quelques jours avant le départ, Olive annonçait sur le Discord sa participation à la course et partageait déjà ses observations sur les routages disponibles. Les messages et screenshots des copains laissaient entrevoir une "course autour de la Best VMG”. Les options étaient réduites au strict minimum.
Le départ est donné, et Olive se concentre immédiatement sur le timing de ses tack/gybe en testant minutieusement chaque manœuvre par incréments de 5 minutes. Les deux premières manœuvres se passent bien. Sa route reste positive. Mais la troisième… ah, la troisième ! Retardée de 6 minutes par précaution, ce retard se révèle insuffisant face au run 12Z du 27/12/25. Une leçon : même en famille à la campagne, la course ne pardonne pas !
Gestion des imprévus
Comme si cela ne suffisait pas, l’alarme batterie de son portable se déclenche lors de la mise à jour suivante. Heureusement, un jurassien prend le relais et sauve la situation jusqu’au grib suivant. Un grand merci à lui pour ce sauvetage technique digne d’un film d’action !
La nuit des CBs
La dernière nuit promettait d’être mouvementée avec des CBs en approche. Olive estime être en retard de quelques minutes sur le leader et les top 10. Malgré un ordinateur en PLS, il décide de maintenir son choix de 5 CBs et ajuste le timing avec précision. Le passage du 3ème CB se fait bien… jusqu’à ce que le fameux “Schouten passage” – emprunté par les sept premiers – vienne rappeler qu’il ne faut jamais relâcher son attention. Noms d’oiseaux censurés…
Du dernier cap à l’arrivée
Au petit matin, la course se joue sur le passage de B1 et sur la gestion de la VMAX. Olive optimise ses programmations pour passer la bouée efficacement puis gère la VMAX qui passe de 130 à 110 en trois heures. Un vrai casse-tête stratégique mais ce dernier segment est finalement celui qui lui permet de finir dans le top 10. La preuve que le courage, ça paie… même quand l’ordi menace de partir en vacances sans toi.
Enseignements pour la team
J’ai volontairement censuré une grande partie du CR d’Olive pour éviter de livrer nos petits secrets à la concurrence. Mais l’essentiel est clair :
- Le timing des manœuvres reste crucial.
- La gestion de la VMG et de la VMAX selon sa position peut faire basculer le classement.
- La maîtrise des voiles forcées et passages délicats est incontournable pour bien figurer sur une course exigeante comme la Sydney-Hobart.
- Gardez toujours un ami avec un chargeur à portée de main.
- La 6ᵉ place de la team au classement final témoigne de notre niveau actuel : solide, mais toujours perfectible.
Bravo à tous les joueurs de la team pour leur engagement sur cette course pointue. Comme toujours, la Sydney-Hobart est une leçon d’humilité et de stratégie et chaque édition nous apprend à mieux gérer stress, timing et imprévus techniques… sans oublier le plaisir de naviguer ensemble, même virtuellement.
Autre enseignement cruel : le niveau général n'est plus celui qui existait il y a quelques années. Nos amis et concurrents sont plus techniques, plus rigoureux, et, surtout… ils ne font plus d’erreurs. Fini les top 10 “cadeau de Noël” : maintenant, chaque position se gagne à la sueur de la souris et du clavier. Les vieux croutons de la team doivent se tenir prêts ! 🧐
Sidney-Hobart 2025 - Avant-course
2025-12-23
Préparez le café, le réveil qui hurle et l’excuse bancale pour expliquer à la famille pourquoi vous êtes debout à 03:00 du matin, heure de Paris : la mythique Sydney–Hobart largue les amarres ! La Rolex Sydney Hobart Yacht Race fête ses 80 ans (
Oui, 03:00. L’heure où même les mouettes hésitent à se lever.
L’heure où :
⦁ le cerveau est encore au port ;
⦁ le corps refuse de signer le contrat ;
⦁ et où même votre souris hésite à cliquer.
Mais qu’importe ! Car la Sydney–Hobart, ce n’est pas une course, c’est une épreuve initiatique où le dépassement de soi commence… avant même le départ.
Née en 1945, cette légende des mers s’élance chaque 26 décembre à l’heure du déjeuner en Australie — ce qui, par un savant calcul de fuseaux horaires, correspond chez nous à : "👉 “Debout. Maintenant. Pas d’excuse.”.
La Sydney–Hobart, c’est :
⦁ 628 milles nautiques (1010 km) ;
⦁ un parcours prestigieux entre Sydney et Hobart, capitale de la Tasmanie ;
⦁ du vent, des choix stratégiques douteux et des mises à jour à des heures indécentes ;
⦁ la course parfaite pour tester votre résistance au manque de sommeil ;
⦁ une formidable occasion de découvrir que le café peut devenir un groupe sanguin ;
⦁ et la preuve scientifique qu’on peut être fier de soi… tout en bâillant.
Mais rassurez-vous :
👉 ici, on ne parle pas seulement de performance ;
👉 on parle de passion, de persévérance ;
👉 et de cette capacité unique du skipper virtuel à tenir éveillé avec un œil sur le classement et l’autre sur la cafetière.
La Sydney–Hobart, c’est la course idéale pour :
- tester sa stratégie ;
- affûter son mental ;
- et prouver une bonne fois pour toutes que se lever à 03:00 pour une course virtuelle est un choix parfaitement rationnel.
Alors réglez vos alarmes, chauffez les routeurs, et rendez-vous sur la ligne de départ, frais, dispos… ou au moins connectés.
🌊 Sydney–Hobart : quand la passion passe avant le sommeil. ⏰ La seule course où le plus dur n’est pas le parcours… mais le réveil.
Bon vent… et bon courage 😴⛵
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