International e-sailing team
Since 2013
À propos
Equipe de voile virtuelle depuis 2013, nous navigons sur Virtual Regatta!
Nous sommes soutenus par The Sea Cleaners Swiss et nous les supportons aussi bien entendu! Vous aussi, protégez les océans et agissez pour la planete.
Association loi 1901
Extaz Sea est une Association loi 1901. Nous promouvons la voile au travers des jeux notamment.
Nous recrutons!
e-sailors, cuistos, pirates, developpeurs, designers... Si tu possèdes une piscine et des 🦩 gonflables, tu es le bienvenu! 👉📧
Plus de 70 membres
Notre équipe dénombre plus de 70 membres aux profils et implications variés.
#4 au classement VSR de Virtual Regatta
Après avoir été 1er, dans notre infinie bienveillance, nous laissons un peu la place aux autres.
Réalisations
Nos héros

🌊 World Ocean Cup – Étape 3 - Dernier devoir avant les vacances
2026-07-16
Le règlement interne de la Team EZ est impitoyable.
Pas de compte rendu, pas de vacances.
Serge (MTZ8493-EZ), notre leader bien-aimé, a donc dû rendre sa copie avant d'être autorisé à poser le routeur et sortir la crème solaire. Il prétend ne pas avoir le talent du Chat paresseux... Ce qui est évidemment faux : il écrit simplement avec moins de mauvaise foi.
Après sa 4ᵉ place sur l'étape précédente, l'objectif était simple : un podium mondial. Rien de moins. Et pendant quelques heures, tout semblait parfaitement se dérouler. Installé dans le groupe de tête, Serge prend même les commandes de la course au sud de la Louisiane. Les autres concurrents découvrent alors un phénomène habituel : voir un EZ de dos. Mais nous sommes sur Virtual Regatta. Il était donc temps que le jeu rappelle qui commande.
Le golfe du Mexique commence son numéro habituel : un vent qui souffle où il veut, des fichiers météo qui racontent chacun leur version de l'histoire et des skippers qui finissent par naviguer davantage à l'aspirine qu'au routeur.
Direction les Keys. Navigation chirurgicale entre les îlots. Une petite erreur près de Rodriguez Key... 0,15 minute envolée. À ce niveau, c'est l'équivalent d'un tête-à-queue en Formule 1.
Puis débarque le mythique 18Z du 12 juillet. Serge le résume avec une élégance bourguignonne :« grib de merde ». Difficile d'améliorer l'analyse… Toute la flotte découvre qu'il faut refaire un immense contre-bord vers l'ouest. Panique générale. Certains pleurent, d'autres recalculent, quelques-uns ouvrent une bière. Serge, lui, suit son routeur, vire avant tout le monde... et se réveille 2ᵉ mondial. Comme quoi, même les plus gros trolls météo de Virtual Regatta se trompent parfois de victime.
Évidemment, ça ne pouvait pas durer. Le lendemain, nouveau 18Z. Cette fois, le vent décide qu'il fallait finalement repartir vers l'est. Serge hésite... puis obéit. Erreur de débutant ! En quelques heures, le Top 3 devient Top 20 et plus d'une minute trente disparaît dans les limbes météorologiques. Pendant ce temps-là, les concurrents que l'on croyait définitivement largués reviennent tranquillement dans le match. Une spécialité VR : transformer un marathon en course de karting où tout le monde repart avec un nouveau moteur à deux tours de l'arrivée.
Bertrand résume parfaitement la situation : « Quand tu es derrière, c'est plutôt sympa... ». Effectivement. Les remontadas sont toujours plus agréables quand ce sont les autres qui servent de marchepied. Et Pascal ajoute la phrase de la journée : « On a tous pris des options différentes... et on est tous dans un mouchoir de poche à cinq minutes. ». Autrement dit : personne n'a compris la météo, mais tout le monde s'est trompé avec talent.
Les dernières 24 heures ressemblent alors à une partie d'échecs contre un pigeon.
Pendant que Virtual Regatta déplace les cases à chaque mise à jour météo, Serge se concentre sur ce qu'il maîtrise : les détails.
Passage dans la baie de Palmito, modification de programmation à la dernière minute, optimisation des consommables, calcul des sept dernières manœuvres au pourcentage de stamina près, café anticipé, repas différé, gybes millimétrés… À ce stade, il ne navigue plus, il fait de la comptabilité énergétique. Et parce qu'il n'y a jamais trop de calculs, il surveille aussi son TWA comme un trader surveille le CAC 40 afin d'éviter un changement de voile cinq minutes avant l'arrivée. Quand d'autres regardent leur classement, Serge regarde son angle au vent : 79 degrés...
Au final, la récompense tombe. 9ᵉ mondial. Premier EZ. Le podium s'est envolé avec le dernier grib facétieux, mais décrocher un Top 10 sur une course qui a transformé toute la flotte en essuie-glaces reste une sacrée performance.
👏 Bravo Serge ! Tu peux maintenant partir en vacances. Enfin... jusqu'au prochain 18Z "surprise", où l'on découvrira une nouvelle fois que la météo est une science exacte... sauf sur Virtual Regatta.
🌐 https://youtu.be/JbnMU_IAfdM

Bon vent Charlie
2026-07-10
Il y a des courses qui se jouent contre le vent, les courants et les concurrents… et puis il y a celles qui se courent avec le cœur.
Cette course virtuelle organisée par Virtual Regatta en hommage à Charlie Dalin était de celles-là. Sur la ligne de départ, les EZs ont pris la mer avec une pensée particulière pour un marin qui aura marqué durablement la course au large.
Charlie Dalin, vainqueur du Vendée Globe 2025, restera comme une figure incontournable de la voile moderne. Derrière ses performances exceptionnelles, sa précision redoutable et son sens aigu de la stratégie se cachait un homme d’une grande force, qui menait depuis 2023 un combat personnel contre une maladie rare, resté longtemps dans la discrétion.
Mais au-delà des classements, des records et des victoires, c’est surtout l’homme que cette course nous a permis de saluer :
Un marin exceptionnel.
Une intelligence exigeante.
Une grande humilité.
Un sourire amusé et lumineux.
Alors, pour cette navigation un peu particulière, les EZs ont hissé les voiles avec respect et émotion. Pas seulement pour gagner quelques places au classement, mais pour accompagner symboliquement un dernier bord aux côtés d’un grand monsieur de la mer.
Le classement était secondaire. L’essentiel était d’être là pour accompagner symboliquement ce dernier bord.
Merci Charlie pour les souvenirs, les émotions et l’inspiration laissée à toute une génération de navigateurs.
Bon vent Charlie. Tu vas nous manquer.

World-Ocean-Cup - Etape 2
2026-07-03
Il y a des courses où l'on peut souffler. Et puis il y a la World Ocean Cup.
Sur le papier, la recette paraît presque trop belle :
- parcours pas trop long ;
- un coût d'inscription raisonnable ;
- un tracé qui semble évident...
...jusqu'à ce que les meilleurs skippers de Virtual Regatta débarquent tous au même endroit. Là, le moindre clic compte, le moindre virement se paie cash, et la moindre hésitation vous fait visiter le classement à reculons.
Il faut saluer l'idée de Virtual Regatta avec cette World Ocean Cup. En reprenant les grandes nations du football pour les transposer à la voile virtuelle, le concept est aussi simple qu'efficace : on oublie un instant les classements individuels pour défendre les couleurs de son pays. Une compétition où les meilleurs skippers de chaque nation se retrouvent à ferrailler bord à bord... avec une ambiance de Coupe du Monde, mais sans les cartons rouges, les simulations dans la surface et les prolongations. Une excellente idée qui promet encore de belles batailles nautiques !
La team EZ avait donc sorti l'artillerie lourde à San Francisco, bien décidée à faire parler les voiles.
Devant, trois extraterrestres ont décidé que la victoire serait une affaire de famille :
🥇 Serge (MTZ8493)
🥈 Eric (Beal Gaat)
🥉 M (M63)
Ils franchissent la ligne avec seulement quelques secondes d'avance... sur une meute de skippers EZ qui aura navigué en escadrille du départ à l'arrivée. Impossible de glisser une carte de crédit entre eux !
Résultat : une magnifique 3ᵉ place au Hall of Fame. De quoi confirmer que, chez EZ, on ne fait pas des courses individuelles... on pratique la navigation en essaim !
Les adversaires ont bien essayé de nous semer. Malheureusement pour eux, ils avaient oublié qu'une flotte EZ est équipée d'un radar intégré : "Si je te perds de vue, c'est que tu es déjà revenu derrière moi."
Bravo à toute l'équipe pour cette superbe performance collective ! 👏

Hyper Sail 2026 GP3 : des champions... mais pas assez nombreux !
2026-07-02
La Hyper Sail 2026 GP3 s'achève sur un constat aussi glorieux que frustrant.
Côté performances, la Team EZ a sorti les voiles : cinq navigateurs dans le Top 50, dont un magnifique podium interne avec Mohan (10e), Super Zombi (15e) et Pascal83 (17e). De quoi faire briller les couleurs EZ sur les océans virtuels !
En revanche, côté effectif... c'est la traversée du désert. Huit au départ, huit à l'arrivée : une fiabilité exemplaire, mais un équipage tellement réduit que le Hall of Fame est resté hors de portée. Difficile de remplir un classement par équipe quand on pourrait presque tenir la réunion d'après-course dans une cabine de bateau.
Le message est donc lancé à tous les marins solitaires qui sillonnent les mers virtuelles : arrêtez de parler à vos voiles et rejoignez la Team EZ ! Vous continuerez à naviguer librement, mais avec une bande de joyeux pirates prêts à partager les bons coups... et les mauvaises options météo.
En attendant les renforts, un immense bravo à Mohan, Super Zombi, Pascal83, Tchoa860 (20ème) et RocketRive29 (42ème) qui ont démontré que chez EZ, la qualité est bien présente... il ne manque plus que la quantité !

Havana Run 2026
2026-06-20
La Havana Run 2026 restera comme l'une des courses les plus exigeantes de la saison... pour les réveils.
Sans bouée, sans difficulté majeure et avec une météo plutôt conciliante, les concurrents ont dû affronter leur véritable adversaire : le sommeil. Le doux roulis du bateau transformait chaque vacation météo en berceuse et chaque réglage en invitation à la sieste.
Le classement officiel de la lutte contre l'endormissement est désormais connu :
- Eric remporte brillamment l'épreuve avec une seule panne de réveil. Une performance exceptionnelle qui démontre une maîtrise remarquable des alarmes.,
- Pascal décroche la deuxième place avec deux pannes de réveil. Un résultat honorable, même si quelques minutes supplémentaires sous la couette virtuelle lui ont coûté la victoire.,
- M complète le podium. Son cas reste particulier puisque le chat dort en permanence, y compris en journée. Les experts hésitent encore entre une stratégie révolutionnaire de gestion de l'énergie et une simple passion pour les oreillers.,
Au final, personne ne sait vraiment qui a gagné la course, mais tout le monde s'accorde à dire que les réveils ont souffert davantage que les bateaux.
M

World-Ocean-Cup - Etape 1
2026-06-18
C'est un genre de course sympa, pas trop longue, pas chère en FP : trop cool ! Oui mais non : elle demandera finalement beaucoup d'attention, et souvent quand j'aurai besoin de dormir !
Et en plus, ça a été un festival de bourdes !
Peu de temps après le départ, j'ai commencé à prendre du retard sur la tête de course faute d'avoir contrôlé les polaires dans le petit temps ! Je me fais cramer par mon bâbord pendant que j'essayais de trouver la trace idéale pour passer le cap Flaterry en prog !
7 mn de retard environ dès le 1er soir, ça commence bien !
Je sors du cap en vrac, en modifiant mes progs au dernier moment pour sauter le passage en C0, et je file me coucher en me maudissant !
Et paf, le lendemain matin, je me lève 10mn trop tard, et du coup, je vire trop tard, avec moins de vent, et un TWD moins favorable ! Adieu Berthe, veaux, vaches, cochons, lapins et poulardes, plus de 7 nautiques dans la vue : la cabane est sur le chien, et l'âne est passé dans le maïs !
Heureusement que TC-14 est pertinente dans ses propositions (oui, je l'aime bien avec son petit tablier de service ! ), elle me permettra de reprendre contact avec la tête de la course au fil des contre-bords suivants !
Côté classement team, ce sera "à toi, à moi, à lui" pendant toute la course avec Maurice (aka M63) et Thierry (aka Fitrops), ce qui n'a pas manqué de rajouter un peu de piquant durant notre long chasse-patate derrière les premiers !
D'ailleurs, c'est après la dernière nuit, après le pif-paf au large de Santa Barbara et dans le croisement de Santa Cruz, que j'arriverai à sortir du dernier gybe avec une position un poil plus sud que mes 2 valeureux adversaires, ce qui me permettra de les régler sur le fil grâce à un TWA un poil plus favorable !
Ça s'est joué à peu (on se tient en 27s... ), mais c'est passé !
Rdv pour la 2ème manche, camarades !
Eric, alias Bela Gaat

Vendée Arctique : l'art de faire compliqué pour finir groupés
2026-06-16
Cette Vendée Arctique restera comme une course pleine d'enseignements... ou de mystères.
Pendant plusieurs jours, les skippers virtuels ont retourné les routeurs dans tous les sens pour déterminer le meilleur point de passage du Cercle Polaire. Les options étaient si variées qu'on aurait pu croire à une véritable course stratégique. Et pourtant, après des milliers de milles parcourus et des trajectoires parfois diamétralement opposées, les concurrents se sont retrouvés agglutinés à l'arrivée comme des touristes devant une crêperie un soir d'été.
Le bilan est saisissant : les 14 premiers dans la même seconde, les 75 premiers en dix secondes. Une démonstration éclatante que plusieurs jours d'optimisation météo permettent finalement d'obtenir le même résultat qu'un lancer de fléchettes particulièrement inspiré.
De mon côté, le passage du Cercle Polaire s'est déroulé sans drame grâce à un VRZen particulièrement coopératif. Au retour, les écarts se sont progressivement réduits au rythme des manœuvres et des différences d'équipement. À vingt-quatre heures de l'arrivée, les poursuivants revenaient fort, notamment Eric qui a fini par me dépasser dans le sprint final.
Car le dernier acte s'est joué dans des conditions dignes d'une régate professionnelle : un routage effectué entre deux bagages, un point météo consulté sur un parking de McDonald's en route vers la montagne, et une arrivée gérée depuis les vacances avec un niveau d'attention inversement proportionnel à la densité de bateaux sur l'écran.
À une minute de la ligne, j'étais 21e. Une minute plus tard, 25e. Entre les deux, quelques concurrents avaient trouvé le moyen de glisser leur étrave virtuelle devant la mienne. Félicitations à eux, notamment à Eric qui a parfaitement profité de ce final en accordéon.
Au final, une course sympathique, un classement compressé comme jamais et quelques interrogations qui continueront probablement à naviguer dans un coin de ma tête pendant les vacances. Mais pour l'instant, cap sur les vacances. les mystères de Virtual Regatta attendront bien quelques jours.
JF, alias Ven2Bou

Maldives Lagon Run 2026 : les EZ dépensent sans compter
2026-06-13
Après des semaines de privations, d'économies, de calculs savants et de marathons disputés avec la radinerie d'un comptable auvergnat, la Maldives Lagon Run 2026 marquait enfin l'ouverture officielle de la saison des dépenses.
Oui, chez les EZ, les crédits se gagnent à la sueur du clic. Alors quand l'occasion se présente de les dépenser, autant le faire avec panache !
Le décor était simple : ressortir le petit trimaran jaune du garage, souffler la poussière sur les foils et examiner la météo. Le verdict est rapidement tombé : inutile d'embarquer tout le catalogue de Virtual Regatta. Pour être compétitif, il suffisait de deux voiles, des foils et d'un repas complet servi au passage de l'unique bouée du parcours.
Autrement dit, une véritable orgie budgétaire :)
Le programme de la course tenait sur un post-it :
- survivre pendant quinze heures au slalom dans l'archipel des Maldives sans transformer son trimaran en récif artificiel ;
- contourner la seule bouée du parcours et changer immédiatement de voile ;
- filer vers l'arrivée avec trois ou quatre empannages suffisamment espacés pour éviter tout recours à des substances interdites.
Face à ce défi d'une rare complexité, les EZ avaient mobilisé les grands moyens : dix participants ! Oui, dix. Le strict minimum réglementaire.
À l'arrivée, c'est le groupuscule des Ms qui réalise le casse du siècle en s'emparant du podium team :
🥉 Pascal (Mohan) – 3e
🏅 M (M63) – 10e
🏅 Serge (MTZ8493) – 13e
Un grand bravo à eux !
Mais surtout, bravo à toute la team EZ qui démontre une fois encore qu'il n'est pas nécessaire d'être nombreux pour être efficaces. Avec un effectif réduit à sa plus simple expression, l'équipe réussit tout de même à se hisser à une remarquable 2e place du Hall of Fame.
Comme quoi, lorsqu'il s'agit de dépenser quelques crédits chèrement gagnés, les EZ ne lésinent jamais sur les moyens :) Enfin... dans la limite du raisonnable.
M

Normandy Channel Race 2026
2026-06-06
Dans un CR, il y a 2 difficultés majeures : le début (« par où je commence ? ») et la fin (« savoir s’arrêter sans raconter sa vie »).
La CIC Normandy, malgré son intérêt technique, a eu du mal à se lancer sur VR. Du coup, me sont revenues les années collège et une tirade célèbre : « Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort. Nous nous vîmes six mille en arrivant au port. ». Que Corneille m’excuse mais c’était trop tentant. 😏
LA COURSE : émaillée de bouées, elle ne permettait pas de vraies stratégies mais autorisait quelques coups tactiques et nécessitait surtout une bonne maîtrise des polaires et un Dashboard performant.
LE BATEAU : un Class 40, que les PDDistes apprécient pour ses faibles temps de manœuvres et son économie de Stamina. 👍
Le début de course a été assez bien maitrisé jusqu’à Wight Est mais comme il nécessitait quelques réglages particuliers sur Avalon je suis arrivé un poil trop haut pour le 1er bord dans le Solent. Bilan : 1 à 2’ de perdues à B1.
La nuit se passe… j’émerge à l'aurore pour vérifier ma trajectoire et je réalise que notre outil majeur est en carafe ! Actualisation, redémarrage, rien n’y fait. Je me rabat sur Avalon et le dashboard ITYC pour effectuer un routage sommaire. Il m’a fallu pas mal de retouches sur l’interface de VR pour m'en sortir mais, quand les choses sont rentrées dans l’ordre, je me suis aperçu que mon bricolage était correct. A la sortie du Solent j'avais gagné quelques places mais je n'ai plus aucun souvenir du classement - JuraEZic était proche, Edy n’était pas loin devant.
--
Je ne parlerai pas de la tempête dans un verre d’eau qui a eu lieu sur la première ZE
--
Ensuite, jusqu’au Cap Lizard, rien de particulier, on s’est refait la cerise et la Stamina avec une barre deci delà. Les classements évoluaient au gré des bords.
L’annonce de la suppression du Fastnet m’a déçu, l’an passé ce fût une belle passe d’arme, dommage. On a donc contourné Lundy le Mardi (ça m’amuse). Plusieurs options étaient possibles : rester en voile-auto (choix de Edy), rester sous VM-C0 (bibi et M63) mais l'option la plus surprenante a été celle de BP de passer directement en Stay. J’ai choisi l'option fun avec du HP histoire de raccourcir sensiblement la distance en allant moins haut.
Pas de gros écart mais des secondes de grignotées.
.
Ensuite on est redescendus vers le Fastnet qui avait migré au large de Portsall (!).
Je ne mets Jamais le réveil. Debout pour les MAJ, je me rendors ensuite très bien. Mais par prudence, je route loin. Le franchissement de la bouée avait lieu vers 7h. C'était donc assez, tranquille.
Un Grib antérieur proposait d’aller plein Est alors que les derniers faisaient remonter chercher des vents plus forts.
Et là, panne de réveil ! J’émerge en catastrophe. Ven2bou filait plein Est tandis que tout le peloton de tête remontait plein Nord. Il y avait du monde dans mon sillage.Ce n’était pas un choix tactique mais une banale panne d’oreiller ! On allait nettement moins vite que plus au nord mas l’angle était meilleur pour remonter. Nilan : une perte minime !
La pause pipi de Bayadère à Guernesey m’a encore fait gagner une place. Mon classement n’a ensuite plus bougé.
La fin de course était assez simple jusqu'à labouée Daffodils. Il fallait descendre, mais pas trop.
Résultat : une 6ème place qui me satisfait pleinement. De la rigueur qui paye mais encore certains trucs à resserrer.
Devant, Edy et BP étaient intouchables. Un seul EZ aurait pu les mettre d’accord, Sandokan. Je le remercie d’ailleurs pour ses conseils lors des vocaux.
Un poil derrière, Fitrops a opportunément passé JuraEZic, pourtant solide pendant toute la course. Bravo !
La leçon du jour : pour la deuxième course consécutive (avec la Japan), j’ai routé exclusivement avec Avalon. Mon routeur doudou, VRZen est peu à l’aise près des côtes J’ai toujours gardé un œil sur le Dash pour rectifier les légers HP d’Avalon au Cap.
Enfin, très belle tenue de l’Equipe avec un Top 10 Team ultra performant ! Encore !
Jean-François (alias ven2bou)
🚨 Mobilisation générale EZ : la Manche sera caféinée ! ☕⛵😂 🚨
2026-05-31
Avant le grand départ de la CIC Normandy Channel Race, la team EZ hisse les couleurs de notre partenaire The Sea Cleaners pour accompagner Yves Courbon dans son aventure ! 🌊⛵
Les inscriptions sont ouvertes et la mobilisation est déjà massive. Selon nos experts, naviguer sous les couleurs de The Sea Cleaners procure immédiatement :
✅ + 3 nœuds de vitesse virtuelle ;
✅ + 12 tasses de café par jour ;
✅ - 4 heures de sommeil ;
✅ et une capacité exceptionnelle à consulter la météo toutes les 7 minutes.
Les routeurs chauffent, les claviers crépitent et les cafetières tournent à plein régime.
📅 Rendez-vous dimanche 31 mai à 14h00 pour le départ de la Normandy Channel Race !
⚠️ Effets secondaires possibles : nuits blanches, conversations passionnées sur les fichiers météo et obsession soudaine pour les courants de la Manche. 😂⚓🌊

Solitaire du Figaro 2026 – Étape 2 - la guerre des nerfs
2026-05-29
Sur le papier, cette deuxième étape entre Vigo et Pornichet devait être une formalité : 450 milles, un petit convoyage côtier presque reposant. Dans la réalité, les organisateurs avaient surtout oublié un détail essentiel : le vent.
Chez les réels, Paul Loiseau (Région Bretagne - CMB Espoir) a parfaitement survécu à cette embuscade météorologique pour s’imposer à la moyenne stratosphérique de… 4,74 nœuds. Une vitesse qui permet juste de doubler des paddleboards...
Mais chez les virtuels, un homme semblait évoluer dans une autre dimension météorologique : Nico_jud. Pendant que la flotte cherchait désespérément la moindre risée sur des fichiers météo ressemblant à une radiographie pulmonaire, Nico_jud, lui, a une nouvelle fois trouvé LA veine de vent improbable. Celle que personne ne voit. Celle qui n’existe probablement même pas. Grâce à une trajectoire sortie directement d’un épisode de X-Files, il a littéralement pulvérisé la concurrence pour s’offrir une victoire éclatante à Pornichet.
Derrière lui, ce fut un interminable chemin de croix.
- Des zones de pétole partout ;
- Des bateaux figés à 0,3 nœud ;
- Des classements qui changent toutes les cinq minutes ;
- Des skippers regardant leur écran avec le même enthousiasme qu’un ordinateur en train d’installer une mise à jour Windows.
Dans ces conditions légères et instables il fallait surtout posséder deux qualités essentielles : la patience… et un mental d’acier.
Et justement, les EZ ont répondu présent.
Grâce à une remarquable résistance psychologique collective — et probablement plusieurs litres de café — l’équipe décroche une très honorable 4ème place. À l’intérieur de la team, Greg (Maverickk) aura réalisé une étape exemplaire. Solide leader du début à la fin, il a constamment tenu bon sous la pression de Serge (MTZ8493) et de M (M63-EZ), tapis dans son sillage comme deux chasseurs attendant la moindre erreur. Mais Greg n’a jamais craqué. Même quand le vent, lui, l’avait clairement fait depuis longtemps.
Bravo à toute l’équipe EZ pour cette nouvelle démonstration de ténacité dans ce qui restera probablement comme l’une des étapes les plus lentes, les plus piégeuses… et les plus éprouvantes nerveusement de cette Solitaire du Figaro.

Japan Spring Run 2026 — Compte rendu (très) honnête et légèrement salé
2026-05-25
Il existe des courses où tout se joue à la stratégie, au sang-froid, à la météo… et puis il y a la "Japan Spring Run", où tout se joue surtout à la capacité à ne pas insulter son écran quand Virtual Regatta décide que la “ligne de projection” est une fonctionnalité optionnelle.
Cette épreuve en Class 40, reliant Tokyo à Sapporo, reste une petite merveille sadique : un mélange parfaitement dosé entre poésie japonaise et pièges à skippers distraits.
Baie de Tokyo : la mer zen… et moqueuse
Comme souvent dans ce genre de départ, la baie de Tokyo a choisi son ambiance préférée : pétole, vents tournants et illusions d’optique. Autrement dit, le terrain idéal pour croire qu’on est génial… jusqu’au classement suivant.
Résultat : une entrée en matière propre, presque élégante, avec une micro concession de 0.02 mns à Gwened56 (Bruno) au phare d’Hawazaki. Autant dire une politesse maritime plus qu’un écart.
De Hiroshima à Seto : le slalom spécial
Très vite, le décor est planté : cette course ne sera pas une régate mais un test de micros optimisations sous caféine contrôlée. Le duel avec le “breton têtu” (Gwened56) tourne à la partie d’échecs en 4D… jusqu’à ce que la mer intérieure de Seto décide de sortir son arme ultime : le bug de la ligne de projection VR (alias : “tu veux tracer une route ? non.”)
Résultat :
- impossibilité de programmer quoi que ce soit à cause d'une alerte d’échouement fantôme ;
- stress inutile ;
- et surtout : 2 minutes offertes aux BSPs (did.mdm et tipapapa) qui ne se sont pas fait prier pour recoller dans la baie d'Hiroshima.
Un passage aurait pu tout relancer : un segment improbable coincé entre deux pixels qui semblaient s’être donné rendez-vous pour une blague privée. Par respect du fairplay inter-teams l’occasion n’a pas été saisie. C’est beau. c’est noble... mais c’est coûteux en minutes.
Mer du Japon : 2 minutes qui deviennent une légende
Ces 2 minutes perdues dans la mer de Seto avaient l’air récupérables. Spoiler : elles ne l’étaient pas. Elles se sont transformées progressivement en 10 minutes à l’arrivée. Dans cette phase de course, la sensation dominante était celle d’un rôle peu envié : la tranche de jambon dans un sandwich de class 40 affamés. Mention spéciale à metalmaster, positionné en mode cornichon stratégique, toujours là où il ne faut pas mais toujours au bon moment.
Sapporo : la dorsale qui n’a rien changé
L’arrivée dans la baie de Sapporo, pourtant coupée par une dorsale Nord/Sud particulièrement vicieuse, n’a pas redistribué les cartes. Les écarts étaient déjà installés.
Bilan
- Bravo aux adversaires : podium mérité, course propre, exécution chirurgicale.
- De mon côté, retour dans une zone trop bien connue : la fameuse “médaille en chocolat”. Deuxième édition consécutive. Ca commence à ressembler à une tradition un peu trop assumée.
- Mention chaleureuse à mes compagnons de route : Bruno (Gwened56- 8ème) et Jean-François (ven2bou - 9ème). Avec 3 joueurs dans le top 10, la team EZ tient bon et devrait conserver sa 2e place au HOF.
Ca reste une belle performance collective malgré des trajectoires individuelles parfois… philosophiques.
Conclusion
La Japan Spring Run 2026 aura été une course :
- magnifique dans le décor ;
- impitoyable dans l’exécution ;
- et légèrement sarcastique dans le résultat final.
Et comme toujours… rendez-vous à la prochaine pour vérifier si ma “poisse collante” est un état durable ou simplement une météo mentale passagère.
M

Figaro 2026 - Etape 1
2026-05-23
La Figaro 2026 – Étape 1 aura tenu toutes ses promesses : du suspense, des options météo… et surtout une lutte acharnée contre un ennemi redoutable et parfaitement immobile : l’absence totale de vent.
Alors que les vrais Figaristes avaient initialement prévu une arrivée au large de Vigo, les organisateurs ont fini par prendre la décision de raccourcir l’étape et de remonter la ligne d’arrivée plus au nord. Les skippers réels ont ensuite reçu l’ordre salvateur de rallier l’Espagne… au moteur. Oui, au moteur. Le genre de phrase qui fait pleurer un puriste mais sourire un marin épuisé.
Pendant ce temps-là, dans le monde merveilleux et cruel de la voile virtuelle, aucun remorquage psychologique n’était prévu. Les skippers VR ont dû boire le calice jusqu’à la lie, à coups de voiles qui faseyent numériquement et de vitesses dignes d’un pédalo.
La course s’est progressivement transformée en un gigantesque concours de patience. Certains concurrents ont eu le temps de :
- refaire trois fois leur routage ;
- vérifier dix fois leurs polaires ;
- préparer un café ;
- regarder leur bateau avancer à… 0,2 nœud ;
- puis refaire un café.
Dans cette guerre d’usure, nos EZiens ont pourtant répondu présent.
Un immense bravo à Serge (MTZ8493), Pascal (Mohan) et Christophe (Ewen_Le Pirate) qui ont su trouver les rares souffles d’air disponibles entre deux zones de calme plat et trois crises de nerfs. Mention spéciale également à notre top 10 collectif qui permet à la team de décrocher une magnifique 4ème place. Comme quoi, même quand le vent refuse de travailler, la team EZ continue de pointer à l’heure.
Et il faudra remettre rapidement le ciré numérique.
Dès le dimanche 24 mai, les skippers repartiront pour une longue séance de méditation maritime entre la côte ibérique et le golfe de Gascogne. Les fichiers annoncent encore des conditions légères, très légères… tellement légères que certains grains de poussière devraient doubler la flotte sous spi. L’étape sera probablement courte en distance mais longue en temps. Très longue. Suffisamment longue pour que certains concurrents commencent à donner un prénom à leur girouette.

Road to Summer 2026 : Les EZ passent Gibraltar… et leur stamina par-dessus bord
2026-05-16
La Road to Summer 2026 devait être :
- une paisible promenade printanière entre Praia et Montpellier ;
- une croisière digestive en MOD70, cocktail à la main et lunettes de soleil sur le nez.
Mais VR ayant généreusement distribué des FP gratuits, plus de 10 000 marins virtuels se sont rués sur la ligne de départ comme des Bretons sur une galette saucisse gratuite un soir de fest-noz.
Et évidemment, les EZ étaient là. 23 exactement. Autant dire une invasion organisée.
Dès les premières heures, 16 EZ partaient au Nord-Est dans un magnifique troupeau compact. À peine 0,7 mille séparait les leaders de la team. Une situation idéale pour admirer… les premiers dégâts sur la stamina provoqués par une nuit entière de changements de voiles et de CB à répétition. À ce stade, certains skippers avaient déjà les yeux plus rouges que les feux de bâbord.
Très vite, les EZ montrèrent qu’ils n’étaient pas venus pour acheter des cartes postales. Le mercredi soir, les 16 premiers de la team se tenaient en 10 minutes dans le top 120 mondial. Une densité plus inquiétante qu’un banc de maquereaux sous amphétamines.
Au sommet de cette armada :
- Serge, qui naviguait comme s’il avait piraté les serveurs météo de VR ;
- Bertrand, solidement accroché au wagon de tête ;
- Thierry et Eric, qui squattaient tranquillement le top 20 mondial comme s’ils payaient un loyer.
Pendant ce temps, la team EZ remontait les INC et distançait les BSP avec la délicatesse d’un trimaran lancé à 40 nœuds dans une zone de pêche.
Puis vint Gibraltar, le moment où chacun commença à se persuader qu’il était devenu stratège naval international après avoir regardé trois cartes météo et deux flèches de vent.
La nuit du détroit provoqua quelques remous. Certains longèrent les côtes africaines… pour découvrir que “moins de vent” signifie généralement “plus de regrets”. D’autres empilèrent les changements de bord avec la frénésie d’un DJ sous caféine.
Mais pendant que certains brûlaient leur manuel de navigation, Olivier sortait tranquillement les crocs. Le félin des artères bouchées bondissait vers le podium mondial avec la grâce d’un tigre sous cortisone. Derrière lui, Serge résistait admirablement malgré ses déclarations catastrophistes habituelles : “Je suis mort… j’ai tout perdu…” avant de constater qu’il était toujours dans le top 10 monde.
Le vendredi fut une grande journée de gastronomie tactique. Certains coupèrent le fromage. D’autres coupèrent surtout leur trajectoire au mauvais moment. Les traces des EZ ressemblaient alors à une démonstration de tricot breton sous tempête : des zigzags partout, des virements en pagaille et une stamina qui descendait plus vite qu’un plateau de fruits de mer un dimanche midi.
À l’approche de la Méditerranée, chacun espérait LE coup tactique miracle.
- La fameuse route Ouest Baléares ? Fermée.
- La tentative Est ? Punie par Éole avec un sadisme méthodique.
Bref, la Méditerranée avait décidé cette année de distribuer les baffes équitablement.
Et pourtant… les leaders EZ tinrent bon. Après des dizaines d’heures à optimiser les changements de voiles, à surveiller leur stamina comme des comptables sous audit fiscal et à dormir par tranches de 17 minutes, le verdict tombait enfin :
- Aurélie, alias Black Panthère, gagne cette course avec panache. Bravo Championne.
- Olivier termine 3e mondial après une course énorme, le couteau entre les dents du début à la fin ;
- Serge finit dans le top 10 mondial après avoir survécu à ses propres prédictions de naufrage ;
- Thierry décroche un top 15 mondial ;
- Bertrand complète le carré magique avec un top 20 mondial.
Derrière eux toute la meute EZ a tenu le choc. Le top 10 EZ termine dans le top 60 mondial, et le 16e de la team est dans le top 170. Autant dire qu’il fallait un microscope pour trouver un trou dans le classement.
Au final, grâce à une mobilisation massive, une endurance collective proche de la maltraitance numérique et plusieurs tonnes de stamina sacrifiées à VR, la team EZ remporte la Road to Summer 2026 devant les BSP et les INC.
Le meilleur résultat EZ de l’année en catégorie 3.
Et tout ça grâce à des FP gratuits. Comme quoi, parfois, le bonheur tient à peu de chose.
De Fabrice, alias JuraEZic, chroniqueur officiel de l'armada EZ.

HyperSail 2026 GP2 - Une valse à trois temps
2026-05-09
Premier temps : Tahiti – Tasmanie
La traversée de cette partie de l’océan Pacifique a été assez technique. Il a fallu composer avec de nombreux virements et changements de voiles et avec un HG qui s’invitait régulièrement, mais pour peu de temps.
Pour rester au contact de la tête de course, la vigilance était de mise et le calcul indispensable (passer en voile manuelle ou subir une pénalité) ; l’utilisation des consommables devait être judicieuse.
La route passant très au large, la bouée 1, placée au nord de la Nouvelle-Zélande, a été effacée sans aucune difficulté. La mer de Tasman s’est montrée bien plus clémente et la descente vers la bouée 2, au sud de la Tasmanie, s’est faite sans grande difficulté.
Deuxième temps : Tasmanie – Cap Leeuwin
Les routages donnaient un passage assez au large de la côte mais hésitaient entre un passage dans la Grande Baie Australienne et un passage au large de l’Australie. Le choix, à ce moment de la course, a été déterminant.
Au 00z du 1er mai, les routeurs donnaient un passage au large et seul Malibu avait choisi la grande baie. Je cherchais à comprendre ce qui l’avait conduit sur cette route. C’est finalement le Chatmiral qui apporta une explication : le sens d’arrivée influençait tout le routage en amont. J’ai aussitôt fait des tests et, effectivement, le end placé à l’ouest de La Réunion donnait un routage au large alors qu’à l’est le routage passait par la grande baie.
C’est donc avec six heures de retard que, avec le Chatmiral, nous sommes partis en direction du cap Leeuwin. Dès lors, un mano a mano s’est engagé entre nous. Il durera jusqu’à l’arrivée.
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Troisième temps : Cap Leeuwin – La Réunion
L’océan Indien s’est révélé peu clément. Après le passage du cap Leeuwin il y avait deux groupes : un au sud, mené par Hurbinator et François, l’autre au nord que je menais avec Maurice. Entre les deux, il y avait Malibu, qui semblait intouchable.
Au fil des gribs, il a fallu s’adapter pour contourner les zones de calme. Comme dans le Pacifique, il a fallu calculer, rester vigilant et surtout patient. Grâce à une petite aide de la météo, j’ai réussi à prendre un peu d’avance sur un Chatmiral qui, comme à son habitude, ne lâche jamais rien.
À quelques heures de l’arrivée, la tête des deux groupes s’est retrouvée sur la même route avec des écarts très faibles. Sur l’avant-dernier bord Hurbinator m’a dépassé par l’extérieur de ma route. Je n’ai même pas tenté de le reprendre. Je suis resté sur mon routage avec une confiance absolue dans nos outils et dans mon expérience. Pour l’anecdote, j’ai souvent perdu ces duels face à Maurice. Tandis que je choisissais la vitesse, il préférait privilégier la distance.
Le dernier virement étant vers l’est, j’ai repris ma position à cette occasion. J’ai tout de même optimisé au maximum ce bord tout en conservant une marge de sécurité confortable. J’ai franchi la ligne en seconde position.
Malibu a créé son écart, puis assuré sa victoire juste après le passage de la Tasmanie. Ensuite, la météo lui a été favorable et nous n’avons jamais pu revenir sur lui. Fred est très sympa. Nous échangeons régulièrement et je l’ai félicité pour sa victoire. J’ai été amusé par sa réponse : « Bonjour Serge ! Un grand merci. Très belle course de ta part également : BRAVO. J’ai beaucoup décidé en fonction de tes choix, notamment lorsque tu as pris définitivement le nord. »
Je suis très content de ce podium mondial. C’est le second de l’année sur ce même bateau et il fait suite à une bonne série de résultats. Une nouvelle fois, merci à la Team qui m’a permis de progresser et de prendre beaucoup de plaisir sur et hors de l’eau.
Serge, alias MTZ8493
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